• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Sylvain Rakotoarison

Sylvain Rakotoarison

http://www.rakotoarison.eu


« Seul est éternel le devoir envers l'être humain comme tel. »

Citation de la philosophe Simone Weil tirée de son livre "L'Enracinement" (éd. Gallimard) publié en 1949 après sa mort.


« La contestation peut être vive, le jugement sévère, mais à condition de se tenir à un certain niveau intellectuel et moral qui n'en rend que plus percutants la contestation et le jugement. » (Étienne Borne)


 

Tableau de bord

  • Premier article le 08/03/2007
  • Modérateur depuis le 21/03/2007
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 1523 639 38689
1 mois 21 2 284
5 jours 5 0 33
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 331 256 75
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires


  • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 8 mars 2007 14:45

    Je connais bien les élus locaux pour les avoir souvent cotoyés, et la chose la plus positive que j’ai pu retenir, c’est qu’ils ont un respect vis à vis de leurs électeurs et plus généralement, de la population qu’ils administrent.

    Sans doute par intérêt pour leur future réélection, mais aussi par leur volonté de se mettre au service de leurs administrés : je vois mal un élu local réélu s’il méprisait leurs administrés. L’aspect négatif, c’est le risque de tomber dans le clientélisme.

    Maintenant, j’ai parlé de ce filtre, car si un maire a les idées du FN et soutient Le Pen, ce qui est son droit, et qu’il n’ose pas le parrainer, c’est surtout par peur de voir son nom publié (publication qui me paraît normale), ce qui signifie qu’il en a honte.

    La vraie question serait : pourquoi en aurait-il honte ? est-ce la peur de ne pas être réélu ? et pourquoi alors ?

    C’est cette prise de responsabilité qui est le véritable filtre. Et pour l’instant, cela n’a pas empêché Le Pen d’être candidat quatre fois depuis 1974, à l’exception de 1981.


  • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 8 mars 2007 14:36

    Il y a des sujets de société qui nécessite justement des organismes intermédiaires pour tempérer les éventuelles fluctuations de l’opinion publique souvent manipulée par des personnalités populistes.

    C’est d’ailleurs la principale raison du bicaméralisme en France, celle de mettre un Sénat tampon face à une Assemblée Nationale sans doute plus passionnée car devant rendre des comptes directement aux citoyens.

    Je suis effectivement pour l’abolition de la peine de mort, et les sondages montrent que l’opinion publique l’est également largement, donc un référendum sur le sujet ne m’inquiéterait pas sur le fond, mais dans la méthode, car une société a besoin de stabilité dans ses règles, or, depuis 1978, pas une majorité parlementaire n’a été reconduite par les urnes, donc, il faut bien qu’il y ait certains domaines qui ne puissent être adoptés que par un large consensus, ce qu’empêche la pratique du référendum qui oppose la moitié contre l’autre.

    Je ne suis pas systématiquement opposé au référendum, mais en fonction de la question, il est assez facile de manipuler l’opinion publique, les lois et l’architecture constitutionnelle servent de garde-fou (en l’occurrence, même si un président Le Pen venait à faire un référendum pour rétablir la peine de mort et même s’il le gagnait, ce serait anticonstitutionnelle et allant contre certains traités internationaux).

    Je suis favorable au système de parrainages actuel, car il n’a jamais, pour l’instant, empêché les petits candidats.

    N’oubliez pas que Charles Pasqua, par exemple, aurait soi-disant été incapable de réunir ses signatures, pourtant ancien Ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire, et faiseur de congrès de parti.

    Il y a beaucoup de désinformation dans les déclarations des uns et des autres, car Le Pen aura évidemment ses signatures, mais s’il ne les avait pas, désolé de dire que je m’en réjouirais car je le crois dangereux pour la démocratie (celle-ci devant se donner suffisamment de règles pour ne pas se saborder elle-même).

    Quant à l’instrumentation du FN et de Le Pen, d’accord avec vous, ça a avantagé Mitterrand et le PS pendant un certain temps, mais c’est finalement Chirac en 2002 qui en a tiré le plus de profit.


  • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 8 mars 2007 13:16

    Concernant l’intérêt tactique de l’UMP, il est vrai qu’avec un sondage mettant à 2% près les trois candidats Sarkozy, Royal et Bayrou au même niveau (entre 24 et 26%), les réflexions peuvent évoluer.

    Mais dans le cadre antérieur, dans lequel Sarkozy n’avait aucune inquiétude pour être au second tour, agiter la menace de Le Pen au second tour, bien réelle vu 2002, permettait aux hésitants de gauche ou de droite de soutenir Royal ou Sarkozy et éviter de se disperser sur un candidat (Bayrou) dont on disait qu’il ne pourrait jamais franchir le seuil du second tour.

    En ce sens, cette menace faisait le jeu de Sarkozy et de Royal, mais aujourd’hui, c’est un peu différent et si les intentions de vote de Bayrou et de Royal se croisent, alors la menace Le Pen aurait un effet bénéfique sur Bayrou pour un vote utile.

    Il ne faut pas croire que les électeurs de Le Pen voteraient forcément pour Sarkozy au premier tour si celui-là ne pouvait pas se présenter. Certains reviendraient naturellement à la gauche comme le montrent certaines études.

    Quant à l’année supplémentaire donnée aux maires, et ce qui paraissait raisonnable compte tenu des élections nationales qui ne devaient pas se télescoper avec les élections municipales, elle a été adoptée par Chirac et De Villepin à l’encontre de la volonté de Sarkozy qui voulait les organiser dès juin ou septembre 2007 pour les gagner dans la foulée de sa prétendue élection à l’Élysée.


  • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 28 février 2007 13:09

    L’idée de fonder une nouvelle République est tentante, mais je pense que les institutions ne sont rien si ceux qui les mettent en pratiquent ne les appliquent pas correctement.

    Ainsi, pour les dispositions réglementaires mises dans les lois, c’est, comme tu le dis, déjà anticonstitutionnel, mais personne, ni majorité -évidemment- ni opposition ne veut perdre son temps à des exercices de procédures.

    Les lois constitutionnelles de la IIIe République avaient donné quasiment autant de pouvoirs au Président de la République qu’à celui de la Ve République, mais la pratique qu’en ont faite MacMahon avec sa dissolution malheureuse (tiens, ça rappelle quelque chose...) puis son successeur Jules Grévy a modifié l’interprétation des textes, même lorsque Tardieu souhaitait une dissolution et une révision constitutionnelle.

    Par ailleurs, la possibilité que le gouvernement ne soit pas soutenu par une majorité parlementaire ne me paraît pas adaptée à la tradition républicaine française, les trois cohabitations (1986, 1993, 1997) ayant montré le contraire, et la tentative de Millerand en nommant François-Marsal n’ayant pas tenu deux jours en juin 1924 face au Cartel des Gauches majoritaire et ayant abouti finalement à la démission du Président.

    La mise en place d’un Garde des Sceaux indépendant du gouvernement, sans doute ratifié par le Parlement, serait effectivement pertinente et la mesure avait été déjà proposée par Raymond Barre lors de sa campagne présidentielle de 1988.

    Faut-il créer un choc par la mise en place d’une nouvelle République ou améliorer l’actuelle ? je n’ai pas la réponse, mais mon sentiment est que cela doit se faire de manière consensuelle, et vu les débats actuels, je crains que cela ne soit pas le cas.

    NB : une petite erreur, le 50e anniversaire de la Ve République aura lieu le 5 octobre 2008 et pas en mai (le Général De Gaulle n’ayant constitué son gouvernement que le 1er juin 1958).







Palmarès