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Cazeaux

Cazeaux

Passionné par la politique - et donc par l'histoire contemporaine - depuis l'âge des culottes courtes, j'ai étudié le sujet à Sciences Po Paris, en m'y mêlant comme étudiant syndicaliste. Plus tard, alors dans le monde des entreprises, j'ai quelque peu fréquenté les coulisses du pouvoir en m'impliquant comme "lobbyiste" pour la cause de la conciliation vie familiale-professionnelle en qualité de président de l'associations Générations. J'ai par la suite complétement changé de cap, demeurant attentif aux agitations du monde qui m'entoure. Il me plaît d'analyser, de décrypter les réalités politiques et sociales et il arrive que mes pronostics soient justes...

Tableau de bord

  • Premier article le 01/02/2017
  • Modérateur depuis le 24/02/2017
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Derniers commentaires


  • Cazeaux Cazeaux 21 juin 22:15

    @Le Panda
    Merci pour votre amabilité. Ai bien noté.


    Pour conclure, sur le point qui a déclenché cet échange, et qui a probablement motivé mon propre article, c’est cette « gaullomania » à la fois déplacée, eu égard à la disproportion de carrure (j’ai utilisé le mot pour me moquer un peu de Macron qui « endosse », ont-ils dit tous, le costume de président), et fondée sur une ou plusieurs visions erronées de l’histoire. 
    Cela m’agace fort d’entendre ces journalistes ou soi-disant experts parler de façon péremptoire, semant erreur sur erreur. 

    Un petit exemple, en creux : la victoire écrasante et le taux d’abstention : du jamais vu depuis le début de la Ve République. 
    Cela peut laisser croire que si victoire écrasante il y a eu en 1958, elle s’accompagna d’une forte abstention, ce qui est faux, puisque le % de votants fut historiquement le plus haut jamais atteint et que cependant, le nb de députés gaullistes fut nettement moindre que celui des actuels macronistes. 
    En fait, ce genre de repère dissimule leur ignorance et leur paresse : ils ne prennent pas la peine de remonter davantage dans le temps.

    Evoquer Mitterrand pour son livre ne m’empêche pas d’être lucide à son égard. Je pense qu’il fut sincère au tout début de sa vie politique, proche des milieux d’extrême droite où se sont nouées ses amitiés les plus durables. Sans doute fut-il sincère admirateur de Pétain qui le fit entrer dans la carrière politique à vingt-six ans d’âge. Après,...le fameux vent qui fait se mouvoir les girouettes. 

    De Gaulle aurait, se dit-il depuis longtemps, opté véritablement pour Londres quand il a appris, furieux, que Pétain ne l’avait pas pris dans son gouvernement. A quoi tiennent les destinées.



  • Cazeaux Cazeaux 21 juin 15:29

    @Le Panda

    Vous dites
    Vous présenter un défense de François Mitterrand en parlant de cet ouvrage que j’ai lu, plus escroc qu’il ne l’a été vous mourrez.

    Dans mon article, j’évoque combien une fois président, Mitterrand a fait le De Gaulle qu’il condamnait jadis. Cependant, son argumentation du Coup d’Etat Permanent est très solide, fondée sur les textes, les actes, les déclarations. 

    D’ailleurs il ne fut pas le seul à dénoncer le viol de la Constitution par DG ou des principes généraux du droit. Le Conseil d’Etat l’a fait de façon induite ou directe en annulant des décrets. 
    La majorité des sénateurs avec Monnerville à leur tête, idem, Soustelle, l’un des penseurs et artisans de la Ve République idem. Les esprits de grande culture juridique et de forte réputation n’ont pas manqué. Un Debré, qui a obéi la mort dans l’âme, a dû vivre un enfer de remords et combien d’autres des proches du général...

  • Cazeaux Cazeaux 21 juin 00:28

    @Le Panda

    Ce que je relate dans mon article s’appuie sur des faits incontestables qui concernent strictement la Constitution et sa pratique par celui qui en fut l’inspirateur central et l’instaurateur. La conférence de presse de 1964 est enseignée en droit constitutionnel comme étant La Constitution de 1964 et la révision de 62, comme étant La Constitution de 1962. 
    Celle de 62 est passée grâce à un plébiscite, avec tout ce qui peut y avoir de flou, de réducteur etc., ce qui était impossible selon le texte de 1958. Celle de 64, qui a toujours cour, n’a pas même eu droit à un vote. C’est la déclaration que je cite de De Gaulle qui a fait office de révision en quelque sorte. 

    Comme je l’indique dans mon papier, c’est l’ouvrage de Mitterrand, le Coup d’Etat Permanent , il faut le lire ou le relire, qui permet d’y voir le plus clair sur la vraie nature du régime mis en place en 1958. Ma thèse est que si Macron est bien sûr une imitation ridicule de De Gaulle, il risque d’aller en encore plus loin dans la gouvernance autocrate.

    Je vous approuve quand vous dites qu’il faut argumenter, c’est la règle d’un vrai débat. Je tente, nous tentons, de le faire.

  • Cazeaux Cazeaux 21 juin 00:02

    @Jeussey de Sourcesûre

    Très juste remarque et encore, la liste est loin d’être complète et pour Alger 58, il n’a pas annoncé mais proclamé le contraire de ce qu’il avait en tête (c’est lui-même qui l’écrit dans ses mémoires), et le référendum sur la Constitution fut, pour les ex-colonies, un appel à dire oui à la France, c’est ainsi que fut conduite la propagande gaulliste et ainsi que De Gaulle a commenté l’immense succès (sauf en Guinée) du suffrage...

    J’ajouterai parmi les sombres aspects, la France Afrique et son triste Foccard de gérant, l’assassinat de Ben Barka, la bombe atomique qui nous coûte 5 milliards par an, la mainmise de l’énarchie sur les commandes politiques et économiques du pays....et d’une façon qui fait le lien avec Macron, l’instauration d’une vie politique plus que jamais fondée sur les partis et l’immoralité.

  • Cazeaux Cazeaux 20 juin 22:16

    Vous dites pour démarrer votre article : En dehors de Charles de Gaulle tous les présidents de la République en France ont grugé le peuple. 


    Sans reprendre le verbe « gruger », je me permets de relativiser votre distinction « exonératrice » du premier Pdt de la Ve République. Cette idée, très répandue ces temps-ci, d’une Ve République originelle, celle du général, qui se serait ensuite dégradée au fil de ses successeurs, est associée au mythe De Gaulle mais ne concorde pas avec les faits.


    Dans une 1ere partie, j’y relate la genèse de la Constitution de 1958, puis sa mise en pratique, dès le départ en discordance, par son inspirateur, un De Gaulle qui en modifia l’esprit et la lettre, au prétexte de son « équation personnelle » et des circonstances troublées qui ont en quelque sorte pipé les dés. Les institutions sont devenues ce qu’elles sont du fait de la pratique gaullienne et non par adhésion des Français à celle-ci. 

    Il ne convient pas, à la lecture des faits et non d’une légende, de mettre en exergue une sorte de personnage sacré, De Gaulle, qui serait à la gente politique ce qu’est l’âge d’or à l’histoire des sociétés.